Le groupe armé M23 et le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) ont annoncé les conclusions de leurs discussions directes tenues au Qatar.
Ces négociations, d’une durée d’environ trois semaines, ont été facilitées par la monarchie qatarie dans le but de résoudre le conflit armé en cours depuis novembre 2021.
Dans un communiqué signé par Papy Mbuyi Kanguvu, chef de la délégation congolaise, Kinshasa a qualifié les pourparlers de “calmes et constructifs”. Le M23 a également publié un communiqué similaire, signé par Lawrence Kanyuka, son porte-parole politique.
Les deux parties ont reconnu avoir trouvé des points d’accord, en dépit de rumeurs selon lesquelles les négociations auraient échoué, notamment en raison du refus de Kinshasa de libérer plus de 700 personnes accusées de liens avec la rébellion.
Selon les deux camps, les accords portent sur :
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L’arrêt immédiat des hostilités
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La fin des discours de haine et des menaces
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Un appel au respect de ces engagements par toutes les communautés congolaises
Le gouvernement congolais et le M23 se sont également engagés à mettre en œuvre ces décisions, les considérant comme la base de futures discussions pour le retour de la paix en RDC et dans la région.
Les prochains pourparlers devront s’attaquer aux causes profondes du conflit et proposer des solutions durables pour mettre fin à des décennies de violence dans l’est du pays.
Les discussions de Doha ont en outre permis à la partie gouvernementale de s’engager à respecter les accords conclus pendant toute la durée des négociations.
Ce cessez-le-feu intervient alors que des combats opposaient récemment les FARDC aux rebelles du M23 dans des zones telles que le territoire de Walikale. Des sources indiquent aussi que le M23 renforce ses positions autour de Walikale-Centre, laissant présager une reprise possible de cette ville, abandonnée le mois dernier.


