Le président Faustin-Archange Touadéra de la République centrafricaine est soumis à une pression intense de la part de la Russie afin de signer un accord de coopération militaire avec le groupe de mercenaires russe Africa Corps.
Ce groupe, également connu sous le nom de Russian Expeditionary Corps (REK), est contrôlé et supervisé par le gouvernement russe.
Selon Africa Intelligence, la pression croissante du Kremlin pourrait pousser le président Touadéra à conclure cet accord d’ici la fin de l’année. Les premiers mercenaires pourraient arriver en Centrafrique dès l’été.
Le ministère russe de la Défense souhaiterait remplacer les membres du groupe Wagner, présents depuis 2017 en Centrafrique, par ceux d’Africa Corps — ce qui explique la pression exercée sur Touadéra.
Celui-ci reste toutefois prudent et prend le temps de réfléchir avant de prendre une décision définitive.
En janvier, Touadéra s’est rendu à Moscou, où il a rencontré le président Vladimir Poutine, après avoir eu des échanges avec l’ambassadeur russe à Bangui.
Touadéra a alors exprimé des inquiétudes juridiques quant à la signature d’un tel accord avec Africa Corps, ce groupe étant perçu comme concurrent de Wagner.
Cependant, lors d’une visite en mars, le vice-ministre russe de la Défense, Lounos-Bek Evkourov, a clairement affirmé que Bangui devait couper les ponts avec Wagner — plaçant Touadéra dans une position délicate.
Africa Corps devrait commencer ses opérations officielles en Centrafrique en 2026, après les élections présidentielles.
Le pays rejoindrait alors d’autres nations du Sahel ayant remplacé Wagner par Africa Corps, notamment après la mort du chef de Wagner, Evgueni Prigojine.
Les éléments de Wagner devraient être intégrés progressivement à Africa Corps au fil du temps.


