Des envoyés de la République démocratique du Congo sont en pourparlers de paix avec le Rwanda, et ont notablement cessé d’exiger le retrait complet des troupes rwandaises du territoire congolais.
Kinshasa et ses alliés affirment depuis longtemps que le Rwanda maintient environ 7 000 soldats dans l’est de la RDC — ce que Kigali nie constamment.
Cependant, le Rwanda admet désormais avoir déployé des unités défensives à sa frontière pour empêcher toute action déstabilisante de la part de FARDC et des FDLR sur son territoire.
Ces discussions, médiatisées par les États‑Unis, devraient aboutir à la signature d’un accord de paix par les ministres des Affaires étrangères des deux pays ce vendredi.
Selon plusieurs sources diplomatiques citées par Reuters, les États‑Unis ont demandé au Rwanda de retirer ses troupes de la RDC avant la signature de l’accord.
Cette exigence figurait dans une version provisoire du protocole signé en avril de cette année.
Le Rwanda, cependant, s’y est opposé, arguant que la présence de ses forces visait à contrer les groupes armés opérant dans l’est de la RDC — notamment les FDLR, composés en grande partie de responsables du génocide des Tutsi en 1994.
Trois sources ont déclaré à Reuters que la nouvelle version de l’accord inclurait un retrait progressif des troupes rwandaises de l’est de la RDC, deux précisant que ce retrait serait lié aux opérations contre les FDLR.
La porte‑parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a déclaré à Reuters que le retrait des forces de défense à la frontière dépendrait de « la démantèlement des FDLR ».
Quant à Tina Salama, porte‑parole du Président Félix Tshisekedi, elle a indiqué que Kinshasa estimait que le Rwanda devait retirer totalement ses troupes.
La porte‑parole du département d’État américain a refusé de commenter les pourparlers diplomatiques en cours.


