La Commission Nationale des Droits de l’Homme du Kenya (KNCHR) a annoncé que le nombre de personnes tuées lors des récentes manifestations Sabasaba s’élève désormais à 31.
Ce chiffre est le double de celui précédemment communiqué par la police kényane.
Dans un communiqué publié ce mardi, la KNCHR a indiqué qu’en plus des 31 morts, 107 personnes ont été blessées, et environ 532 ont été arrêtées.
Par ailleurs, deux personnes sont portées disparues.
La Commission a également fait état de nombreux dégâts matériels, bien que leur valeur exacte ne soit pas encore connue.
Le président de la KNCHR, Raymond Nyeris, a déclaré que tous les auteurs des violences devaient rendre des comptes, qu’il s’agisse de civils ou de policiers.
Il a affirmé :
« Nous condamnons fermement toutes les violations des droits humains et demandons que tous les responsables soient traduits en justice. »
La manifestation Sabasaba du 7 juillet visait à commémorer les 35 ans depuis que les Kényans avaient exigé du président Daniel Arap Moi l’introduction du multipartisme.
Ces manifestations ont été marquées par de violents affrontements entre manifestants et policiers, avec l’utilisation de gaz lacrymogène, de pierres et de balles réelles.


