Les Partis politiques représentés au Parlement marocain ont affirmé, samedi 8 mai, que l’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes du “polisario”, le dénommé Brahim Ghali, est un acte « inacceptable » et « condamnable » et s’inscrit en flagrante contradiction avec la qualité des relations entre le Maroc et l’Espagne.
Dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’une réunion avec le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Othmani, en présence du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, Nasser Bourita, les dirigeants des Partis ont souligné la gravité des accusations à l’encontre de Brahim Ghali portant sur la violation des droits humains, des crimes contre l’humanité et des violations graves des droits des séquestrés aux camps de Tindouf.
Ils ont, en outre, noté avoir appris avec fortes réprobation et indignation l’accueil du chef du front séparatiste du “polisario”, sous fausse identité, “ce qui traduit une attitude propre aux milices et bandes criminelles”, appelant le gouvernement espagnol à préciser clairement sa position sur cette flagrante violation et à entreprendre immédiatement tout ce qui est de nature à corriger cette situation.
Ils ont appelé, dans ce sens, les différentes forces vives en Espagne à agir rapidement et à faire valoir la voix de la sagesse et de la logique des intérêts supérieurs communs entre les deux pays, en vue de corriger immédiatement cette grave violation à l’encontre du Maroc et réparer les dégâts subis par les relations ancestrales entre les deux peuples et les deux pays.
Les Partis politiques, signataires dudit communiqué, ont rejeté les « justifications et prétextes de certains responsables espagnols », considérant que « le partenariat et le bon voisinage requièrent de respecter la souveraineté du Maroc et d’arrêter de traiter avec ses ennemis ».
Dans ce contexte, ces partis politiques ont affirmé leur conviction que l’Espagne a « souffert et souffre toujours du séparatisme et ses répercussions néfastes sur sa stabilité et son unité, mais à aucun moment un Parti marocain n’a pris position ou entrepris un acte soutenant la thèse séparatiste chez le voisin espagnol ».
Le communiqué conjoint est signé par le Parti de la Justice et du Développement (PJD), le Parti Authenticité et Modernité (PAM), le Parti de l’Istiqlal (PI), le parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI), le parti du Mouvement Populaire (MP), le Parti de l’Union Socialistes des Forces Populaires (USFP), le parti de l’Union Constitutionnelle (UC), le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et le Parti Socialiste Unifié (PSU).


