En commĂ©moration des familles disparues, tuĂ©es dans le gĂ©nocide perpĂ©trĂ© contre les Tutsi, le ministre de l’Ă â°galitĂ© et du DĂ©veloppement communautaire, le professeur Bayisenge Jeannette a dĂ©clarĂ© que les familles disparues Ă©taient une grande force que le pays a perdue.
Dans la soirée du 27 mai 2023, au stade du district de Bugesera, plus de 4 000 personnes ont participé à  la 15e commémoration des familles disparues lors du génocide de 1994 contre les Tutsis.
Il s’agit d’un Ă©vĂ©nement organisĂ© par l’organisation GAERG qui rĂ©unit d’anciens Ă©lĂšves rescapĂ©s du GĂ©nocide perpĂ©trĂ© contre les Tutsis.
Cela a commencé par une procession commémorative et une salutation aux Tutsis enterrés au mémorial de Nyamata.
La ministre Prof. Bayisenge Jeannette a déclaré que se souvenir des familles perdues leur donne une voix dans la vie de chaque Rwandais.
Elle a dĂ©clarĂ© : “Aujourd’hui, nous nous rĂ©unissons de nouveau pour la 15e fois pour nous souvenir des Tutsis qui faisaient partie des familles, qui ont Ă©tĂ© dĂ©truites Ă Â cause de la faà §on dont elles sont nĂ©es, leurs familles ont survĂ©cu pendant le gĂ©nocide de 1994 contre les Tutsis”.
Dans son allocution, elle a souligné que les familles perdues sont restées dans les mémoires comme une grande force que le pays a perdue, de sorte que le pays a la tà ¹che de continuer à  construire une communauté forte et sà »re.
Elle a dit : « Se souvenir d’eux, c’est leur redonner leur voix dans nos vies, nous nous efforà §ons que leurs noms ne soient pas oubliĂ©s, nous nous souvenons de leurs bonnes actions  ».
Bayisenge a dĂ©clarĂ© que le Rwanda s’est engagĂ© Ă Â reconstruire la communautĂ© rwandaise qui a Ă©tĂ© dĂ©truite en raison de la mauvaise histoire qui a conduit au gĂ©nocide contre les Tutsis.
Elle a dĂ©clarĂ© : “Je remercie les bons dirigeants qui ont mis en place divers programmes pour construire la communautĂ© et restaurer la valeur des Rwandais, maintenant nous sommes fiers d’Ă ÂȘtre appelĂ©s Rwandais, le chemin de la reconstruction est toujours en cours”.
Elle a remerciĂ© les forces de l’ancien FPR Inkotanyi dirigĂ©es par Son Excellence le PrĂ©sident de la RĂ©publique Paul Kagame, qui ont libĂ©rĂ© le pays et arrĂ ÂȘtĂ© le GĂ©nocide, s’efforà §ant de reconstruire le pays Ă Â tous les Rwandais.
Ceux qui ont témoigné sont revenus sur la persécution par le gouvernement qui a organisé le Génocide contre les Tutsis en 1994.
Il a Ă©tĂ© expliquĂ© comment le gĂ©nocide contre les Tutsis a Ă©tĂ© planifiĂ© Ă Â partir de 1959, 1963 et 1992, ce qui montre qu’il Ă©tait destinĂ© Ă Â exterminer les Tutsis.
Il a Ă©galement Ă©tĂ© mentionnĂ© que le rĂ©gime de Habyarimana a installĂ© les Tutsis dans les forĂ ÂȘts du Bugesera pour qu’ils soient tuĂ©s par les mouches tsĂ©-tsĂ©.
Le chanoine Gahigi Etienne a dit : « Il y avait des miliciens qui nous disaient de les tuer, de les garder en vie pour que les gens demandent à  quoi ressemblaient les Tutsis.
Le président du GAERG, Jean Pierre Nkuranga a également déclaré que se souvenir des familles qui sont mortes dans le Génocide perpétré contre les Tutsis est la responsabilité des Rwandais et de toutes les autres personnes qui croient que le droit à  la vie est inviolable.
Il a dit que c’est pour sortir de l’histoire et montrer au monde qu’il y avait un mauvais rĂ©gime au Rwanda qui a commis un gĂ©nocide et dĂ©truit une partie de la population qui a toujours Ă©tĂ© Tutsi.
Il a ajoutĂ© qu’en MĂ©moire des familles disparues c’est le moment de remercier les militaires de l’APR Inkotanyi, conduits par Son Excellence Paul Kagame qui les a conduits.
Il a dĂ©clarĂ© : « Lorsque nous nous souvenons des familles qui ont disparu, nous les remercions pour leur dĂ©vouement et leur combat contre le rĂ©gime pervers qui Ă©tait dĂ©terminĂ© Ă Â dĂ©truire les Tutsis, une partie de la population rwandaise, mais il y a des survivants. Souvenons-nous pour toujours du sacrifice des Inkotanyi.”
Jusqu’Ă Â prĂ©sent, le nombre de familles disparues est de 15 593 avec 68 871 membres. Cela signifie que l’homme, la femme et leurs enfants Ă©taient tous membres de ces familles ont Ă©tĂ© tuĂ©s et personne n’a survĂ©cu.
Gasto Rwaka


