Le vendredi 13 juin, le Rwanda s’est vu confier la présidence du Centre Régional sur les Armes Légères (RECSA), un organisme africain chargé de lutter contre la prolifération illégale des armes légères.
Le Rwanda a pris ces fonctions lors de la 11e réunion ministérielle des pays membres de RECSA, qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya.
La passation de pouvoir a été faite au ministre rwandais de l’Intérieur, Dr Vincent Biruta, qui a reçu le drapeau et les insignes officiels de RECSA de son homologue kényan, Kipchumba Murkomen.
Le Rwanda succède au Kenya à la tête du RECSA, avec la Tanzanie comme pays vice-président.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a déclaré que, avant cette nomination, la République Démocratique du Congo (RDC) avait tenté d’empêcher le Rwanda de diriger RECSA, en vain.
Il a écrit sur X :
“Il est important de savoir que la RDC a de nouveau protesté en essayant d’empêcher le Rwanda de présider le RECSA. Heureusement, les organisations africaines ne peuvent être intimidées ni instrumentalisées par le régime désespéré de Kinshasa.”
Ce n’est pas la première fois que la RDC cherche à bloquer le Rwanda. La semaine dernière, elle avait déjà réussi à lui refuser la présidence de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), alors que le Rwanda était censé en prendre la tête.
Ce rejet a profondément déçu Kigali, qui a décidé de se retirer de la CEEAC, accusant cette organisation d’être instrumentalisée par la RDC avec l’aide de certains pays membres.


