La Police nationale du Rwanda dans la province du Sud a arrêté un homme de 32 ans soupçonné d’avoir tué son fils âgé de 11 ans.
Le suspect a été arrêté dans le village de Rwesero, secteur de Busasamana, district de Nyanza.
Depuis le 5 mai 2025, l’École primaire catholique Hanika, située dans le secteur de Busasamana, diffusait sur les réseaux sociaux un avis de recherche concernant un élève du nom de Gisubizo Goopter, originaire du village de Mugandamure A, cellule de Kavumu, dans le même secteur.
L’enfant, âgé de 11 ans, était en troisième année du primaire.
L’école a signalé sa disparition après qu’il n’est pas rentré à la maison un soir après les cours. Il portait alors son uniforme scolaire et un sac bleu.
Le directeur de l’établissement, Oswald Munyaneza, a indiqué que l’alerte a été donnée après plusieurs jours d’absence de l’élève. La mère et la grand-mère du garçon se sont rendues à l’école pour le chercher.
Elles ont ensuite porté plainte auprès du Bureau d’enquête du Rwanda (RIB), qui leur a conseillé de se rendre à la morgue de l’hôpital CHUB à Huye, où elles ont retrouvé le corps de leur enfant.
Le secrétaire exécutif du secteur de Kinazi, Vianney Nkubana, a déclaré que le corps avait été découvert dans une forêt située dans le village de Kinazi, cellule de Gatovu, secteur de Kinazi, près de la frontière avec le district de Nyanza.
Une enquête a été ouverte et le père de l’enfant a été arrêté.
Le porte-parole de la police dans la province du Sud, SP Emmanuel HABIYAREMYE, a confirmé que le suspect, âgé de 32 ans, a été arrêté à Murambi, Rwesero, Busasamana, dans le district de Nyanza, pour être poursuivi dans le cadre du meurtre de son fils, Gisubizo.
La police n’a pas révélé plus de détails, mais un journaliste de Flash Radio et Télévision, qui s’est rendu dans le salon de coiffure du suspect, a rapporté que ses collègues se méfiaient de lui. Ils ont évoqué que l’enfant — qui ne vivait pas avec son père — lui avait rendu visite pour se faire coiffer, avant que celui-ci ne l’emmène à Huye, où il aurait été tué.
Des témoins ont affirmé que le corps avait été décapité et partiellement brûlé.
Les premiers éléments laissent penser que le mobile pourrait être lié au fait que la mère de l’enfant sollicitait parfois de l’aide alimentaire en sa compagnie, et que le garçon allait parfois voir son père dans son salon de coiffure à Nyanza.
Le suspect vivait avec une autre femme — la belle-mère de l’enfant — et non avec le garçon.


