Les forces burundaises ont lancé des attaques contre le groupe rebelle FLN, opposé au gouvernement rwandais, après que ce dernier a refusé de collaborer avec les armées burundaise et congolaise pour combattre le mouvement rebelle M23 qui défie les forces des deux pays.
Lorsque le M23 a repris les combats dans l’est du Congo, le gouvernement de Kinshasa a sollicité l’aide du Burundi et d’autres groupes armés opérant dans les forêts congolaises pour aider l’armée congolaise (FARDC) à vaincre le M23.
Des rapports en provenance du Burundi indiquent que lorsque les rebelles du FLN ont été invités à rejoindre la coalition soutenant Kinshasa, ils sont restés silencieux, craignant une confrontation avec le M23. Au lieu de cela, ils se sont repliés dans la forêt de Kibira, dans la province de Cibitoke au Burundi.
Le refus du FLN de rejoindre la coalition a été perçu comme une trahison majeure. En conséquence, fin mars, l’armée burundaise a commencé à lancer des attaques contre le groupe caché dans la forêt de Kibira.
Ces attaques ont continué en avril et se sont intensifiées ce mois-ci. Les deux camps ont subi des pertes, mais le FLN serait proche de l’effondrement.
Un soldat burundais a rapporté qu’une récente attaque en mai visait des combattants du FLN revenant de la collecte de nourriture dans la commune de Bukinanyana, province de Cibitoke, entraînant des pertes importantes pour le FLN.
Le rapport mentionne également que le FLN a subi des pertes humaines et que cinq de ses soldats ont été capturés. Le côté burundais a également reconnu des pertes et des blessés parmi ses troupes.
Un rapport d’experts de l’ONU confirme que les forces burundaises ont accru leur coopération avec le FLN lorsque les relations entre le Rwanda et le Burundi se sont détériorées fin 2023.
Depuis fin 2022, l’armée burundaise (FDNB) collabore avec l’armée congolaise (FARDC) et d’autres groupes armés comme Wazalendo et FDLR pour éliminer le M23, bien que ces efforts n’aient pas encore porté leurs fruits.
Avant que le M23 et Twirwaneho ne prennent le contrôle de zones clés du Sud-Kivu, notamment Bukavu, Nyangenzi, Kamanyola et Minembwe, le FLN entretenait de bonnes relations avec les forces burundaises et collaborait même pour combattre le groupe Red-Tabara opposé au Burundi.


