Ce lundi 16 juin, le Togo a suspendu pour trois mois la diffusion des médias internationaux RFI et France24, financés par l’État français, les accusant de partialité.
Cette décision intervient alors que les tensions politiques montent entre le président Faure Gnassingbé et l’opposition dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
En mai dernier, Gnassingbé s’est vu attribuer un nouveau rôle en tant que président du Conseil des ministres permanent, une fonction sans limitation de mandat.
Les partis d’opposition, Forces Démocratiques pour la République et Alliance Nationale pour le Changement, ont qualifié cette manœuvre de “coup d’État constitutionnel”, craignant qu’elle ne permette au président de rester au pouvoir à vie.
RFI et France24 couvraient alors les manifestations organisées par les opposants au changement constitutionnel.


