Faustin Ndikumana, économiste chevronné et président de l’organisation PARCEM (qui œuvre à sensibiliser les citoyens burundais au changement de comportement), affirme que les Burundais sont encore aujourd’hui opprimés, comme à l’époque coloniale. Selon lui, ils subissent encore discriminations, spoliations, arrestations arbitraires et pillage des ressources nationales.
Il affirme aussi que la pauvreté est toujours très présente et que les Burundais n’ont jamais réellement connu le développement depuis l’indépendance du pays.
Alors que le Burundi vient de célébrer ses 63 ans d’indépendance, Faustin Ndikumana estime que le pays n’a pas encore atteint une véritable souveraineté populaire.
Il souligne que malgré cette longue période, le pays reste plongé dans une grave crise économique.
Ndikumana ajoute que les violations des droits des citoyens continuent : injustices, détentions abusives, vols de biens personnels et dilapidation des richesses nationales.
Autre point préoccupant selon lui : la présence persistante de nombreux réfugiés burundais à l’étranger, alors qu’ils devraient pouvoir vivre en paix dans leur pays.
Il conclut en lançant un appel au gouvernement burundais pour qu’il examine sérieusement ces problèmes, en avertissant que leur négligence pourrait raviver les tensions ethniques et provoquer de nouvelles crises, à la lumière des conflits passés liés au génocide.


