Le Président Paul Kagame a adressé une sévère mise en garde à son homologue congolais Félix Antoine Tshisekedi, qui avait déjà menacé de frapper le Rwanda à l’aide de drones et de missiles à longue portée. Kagame a averti que si cela arrivait, le Rwanda irait directement le chercher à l’endroit d’où il aurait lancé l’attaque.
En 2023, lors de sa campagne électorale, Tshisekedi avait accusé le Rwanda de soutenir le groupe rebelle M23, et avait menacé de riposter par des frappes aériennes.
Devant ses partisans à Sainte-Thérèse (Kinshasa), il déclarait :
“N’ayez pas peur. Notre armée peut frapper Kigali depuis Goma. Kagame ne dormira plus chez lui, mais dans la brousse. Qu’il s’amuse avec d’autres, pas avec Fatshi Béton.”
Il ajoutait que les FARDC possédaient des missiles et des drones capables d’atteindre Kigali, et promettait :
“Si une seule balle est tirée depuis le Rwanda vers Goma ou toute autre zone, je convoquerai le Parlement pour demander l’autorisation de déclarer la guerre au Rwanda.”
Mais depuis janvier 2025, la ville de Goma est sous le contrôle du groupe M23, qui a expulsé les forces de la coalition gouvernementale.
Ce vendredi soir, lors des cérémonies de la fête de la Libération au Kigali Convention Center, Kagame a réagi publiquement à ces menaces :
“Vous avez entendu ces gens se vanter d’avoir des drones, des missiles, qu’ils peuvent attaquer cette capitale à distance. Nous leur avons dit : nous n’avons peut-être pas tous ces jouets, mais nous viendrons vous chercher là où vous êtes.”
Et d’ajouter :
“Nous avons des capacités que vous ne soupçonnez pas. Nous pouvons parcourir 2.000 km pour nous battre, si c’est nécessaire. Tout le reste, ce sont des histoires. S’ils disent qu’ils vont attaquer le Rwanda, nous les retrouverons là où ils lancent leurs drones.”


