Ce vendredi, l’Armée Ougandaise (UPDF) a annoncé que les forces de sécurité du pays surveillent de près l’émergence de groupes armés dans différentes régions.
L’information a été rendue publique par le Colonel Chris Magezi, porte-parole par intérim de l’UPDF.
Il a déclaré que ces derniers mois, les forces de sécurité et les services de renseignement ont arrêté et interrogé plusieurs personnes soupçonnées d’alimenter des troubles armés, de préparer des attaques à la bombe dans des lieux publics, ainsi que de saboter les infrastructures économiques, en particulier les réseaux électriques au centre du pays.
Les districts les plus touchés sont Wakiso, Mukono, Kayunga, Luweero, Nakaseke, Kiboga, Nakasongola, Mityana, Mubende, Mpigi, et une partie de Masaka.
Parmi les personnes arrêtées figurent des militants des droits humains affiliés au parti d’opposition NUP. Plusieurs sont poursuivis en justice et détenus en attendant leur procès.
Une commission conjointe a été mise en place regroupant l’UPDF, la police, les services pénitentiaires et le renseignement. Cette structure vise à infiltrer et démanteler les groupes terroristes et oppressifs, particulièrement ceux qui incitent les jeunes à rejoindre la rébellion autour de Kampala.
L’UPDF affirme disposer de preuves tangibles impliquant des personnes locales et des diplomates européens dans le financement et l’organisation de ces activités, qui viseraient à perturber l’élection présidentielle prévue l’an prochain.
Le diplomate allemand Mathias Schauer, ambassadeur en Ouganda, est accusé d’activités illégales et secrètes, contraires aux accords diplomatiques de Vienne de 1961. L’armée ougandaise l’a averti que ses actions étaient sous surveillance.
Enfin, l’UPDF a mis en garde les étrangers s’ingérant dans les affaires internes du pays, déclarant être prête à prendre des mesures fermes contre toute menace à la sécurité nationale.


