Le gouvernement du Niger a annoncé que des combattants terroristes ont lancé deux attaques majeures dans l’ouest du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso, causant la mort de 10 soldats de l’armée, selon le ministère de la Défense.
Dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, le ministre de la Défense, le Général Salifou Modi, a indiqué que les attaques ont été menées simultanément le vendredi 4 juillet 2025 par des centaines de mercenaires djihadistes, dans deux localités : Bouloundjounga et Samira, situées dans la région de Gotheye, à l’ouest du pays.
Le communiqué du ministère de la Défense indique :
« Lors de ces attaques, 10 soldats de l’armée ont perdu la vie, et 15 autres ont été blessés. »
« Côté ennemi, 41 combattants mercenaires ont également été tués. »
La région de Gotheye, qui borde le Mali et le Burkina Faso, est l’une des plus touchées par le terrorisme, où des groupes armés lancent régulièrement des assauts, notamment contre le régime militaire en place depuis le coup d’État de juillet 2023.
La zone de Samira est également stratégique sur le plan économique pour le Niger, car elle abrite le seul site d’extraction d’or industriel du pays, dont la production est envoyée aux usines de traitement. Ce site est souvent pris pour cible par des terroristes et kamikazes.
En mai 2025, une voiture transportant des employés de la mine d’or de Samira a explosé sur un engin explosif improvisé, tuant huit personnes.
Depuis plus de dix ans, le Niger est en proie à des attaques de groupes armés, dont Al-Qaïda et l’État islamique, avec des infiltrations venant du Mali et du Burkina Faso voisins.
La junte militaire, arrivée au pouvoir après avoir renversé le président Mohamed Bazoum, avait justifié le coup d’État par l’échec du gouvernement précédent à lutter contre le terrorisme. Mais à ce jour, la situation sécuritaire reste très préoccupante dans le pays.


