AFP__20250612__623B9CP__v1__HighRes__BelarusRussiaUkraineConflictPows-1749795442

Comprendre les Racines de la Guerre Russie–Ukraine – Partie 2

Sangiza iyi nkuru

Dans la Partie 1, nous avons exploré l’histoire commune entre la Russie et l’Ukraine. Ici, nous voyons comment le président Vladimir Poutine a préparé le terrain à long terme, et vers où il s’est tourné.

  • Gazoducs et avancée de l’OTAN :
    En 2015, le conflit s’enlise dans le Donetsk et le Louhansk, tandis que l’OTAN et l’Europe renforcent leurs liens avec Kiev.
    En 2017, Poutine lance TurkStream via la mer Noire vers la Turquie, pour contourner l’Ukraine et priver Kiev des droits de transit.
    En 2018, il inaugure Nord Stream 2 sous la mer Baltique vers l’Allemagne, salué par Angela Merkel pour l’accès à un gaz moins cher stimulant l’économie allemande.

  • Pont de Crimée et contrôle naval :
    Ces projets, associés au pont de Crimée, renforcent la posture de Poutine contre ce qu’il perçoit comme une menace de l’OTAN.

  • Mer d’Azov en point de friction :
    Depuis 2003, Russie et Ukraine partageaient l’accès via Marioupol et la Crimée. En 2018, la Russie met fin à ces accords. Des navires ukrainiens sont alors bloqués ; trois navires militaires sont saisis pour violations présumées.

  • Présidence de Zelensky et désir de l’OTAN :
    Élu en 2019, Volodymyr Zelensky libère les navires et engage le dialogue. Mais son rapprochement avec l’OTAN provoque la colère de Poutine.

  • Concentration des troupes russes :
    En 2021, Poutine stationne des troupes à la frontière ukrainienne et au Bélarus, menaçant l’OTAN. En 2022, l’OTAN répond que les pays souverains peuvent choisir leur alliance. La Russie déploie 30 bataillons au Bélarus et 190 000 soldats vers l’Ukraine.

  • Discours historique de février 2022 :
    Il revendique l’histoire russe de l’Ukraine, critique les changements territoriaux d’après-guerre, accuse l’Ukraine d’un « génocide » contre les russophones, reconnaît la Donetsk et Louhansk, et déclenche l’« opération spéciale » le 24 février 2022.

  • Plan d’invasion :
    Trois axes :

    1. Est (Donetsk/Louhansk)

    2. Sud vers Kherson

    3. Nord depuis le Bélarus vers Kiev
      Objectif : capturer Zelensky, installer un gouvernement prorusse, officialiser l’annexion de la Crimée et sécuriser Donetsk/Louhansk.

  • Sanctions occidentales et résilience russe :
    L’Occident riposte par des sanctions massives sur pétrole, gaz et espace aérien. Mais la Russie avait anticipé en vendant son gaz à l’Asie.

  • Contre-offensives ukrainiennes :
    En 2024, l’Ukraine frappe Kursk en Russie, mais Moscou reprend la zone début 2025.

  • Proposition de paix de Trump :
    Ex-président Donald Trump affirme qu’il aurait stoppé la guerre rapidement, proposant un compromis : reconnaissance russe des zones annexées, aide financière à l’Ukraine, et non-intégration à l’OTAN.

  • Bilan humain et économique :
    La Russie perdrait entre 100 000 et 250 000 soldats, avec 700 000 blessés. L’Ukraine déplore ~46 000 tués et 300 000 blessés.
    L’ONU estime que 10 millions d’Ukrainiens se sont réfugiés en Europe (¼ de la population).
    La candidature à l’OTAN de l’Ukraine reste gelée, mais l’OTAN s’est élargie avec la Suède et la Finlande.

Soma Izindi Nkuru

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *