Le jeudi 19 juin, la Cour Suprême a demandé au parquet de mener une enquête approfondie concernant la politicienne Victoire Ingabire Umuhoza, ayant estimé qu’elle pourrait être liée à un projet de renversement du gouvernement rwandais.
Ingabire s’est présentée devant la cour pour répondre aux questions sur les accusations portées contre neuf membres de son parti, Dalfa‑Umurinzi, soupçonnés d’avoir suivi des formations visant à renverser le régime sans recourir à la violence.
Elle avait été citée après que les procureurs aient, lors des audiences précédentes, laissé entendre qu’elle était impliquée dans ces formations.
Lors de son témoignage, Ingabire a reconnu connaître les neuf personnes mises en cause, mais a affirmé qu’elle-même et son parti n’avaient organisé ni participé à de tels stages — rappelant que Dalfa‑Umurinzi n’est pas un parti légalement reconnu au Rwanda.
Après environ deux heures de délibération à huis clos pour évaluer ses explications, la cour a rendu sa décision.
Les juges ont estimé que le parquet devait mener une enquête rigoureuse sur le rôle éventuel d’Ingabire.
Ils ont jugé ses déclarations insuffisantes et noté qu’il existait des éléments l’incriminant.
Le président de la session a ordonné au parquet de finaliser cette enquête et de soumettre les résultats à la cour dans un délai de deux semaines, à partir du vendredi 20 juin 2025.


