Le Colonel Innocent Kaina, fondateur de la Coalition Nationale Pour la Libération du Congo (CNLC) et Commandant en chef de ses forces armées, les Forces Nationales pour la Libération du Congo (FNLC), a démenti les rumeurs affirmant qu’il aurait été emprisonné en Ouganda après avoir semblé disparu.
Des sources affirmaient qu’avant son arrestation présumée, il avait été convoqué par le Chef d’état-major ougandais, également fils du Président Yoweri Kaguta Museveni, le Général Muhoozi Kainerugaba.
Cette supposée arrestation avait également été liée à la visite de ce dernier le mois passé à Kinshasa, où il avait rencontré entre autres le Chef d’état-major congolais, le Lieutenant-Général Jules Banza, ainsi que le Président Félix Antoine Tshisekedi.
Cette visite s’était soldée par la signature d’un accord de coopération entre Kinshasa et Kampala.
Dans une interview exclusive accordée à BWIZA, le Colonel Kaina a affirmé qu’il n’a jamais été arrêté, mais qu’il était en mission professionnelle.
Il déclare : « J’étais en mission. Je pense que cela a semé la confusion. Il arrive que quelqu’un parte sans prévenir, même si ce n’est pas obligatoire. C’est sans doute de là qu’est née la rumeur. Mais je te le dis franchement, je n’ai eu aucun problème. Mon téléphone était juste éteint car j’étais en mission. »
Le Colonel Kaina a réaffirmé que lui et les troupes qu’il dirige poursuivent leur mission de libération du peuple congolais, notamment dans la région de l’Ituri, accusant le gouvernement de Kinshasa de continuer à les maltraiter.
Il a fondé le CNLC à la fin du mois de mars de cette année dans le but de mettre fin à « l’attitude du régime de Kinshasa, caractérisée par une indifférence face aux souffrances du peuple congolais, causées par une mauvaise gouvernance dépourvue de valeurs. »
Parmi les accusations qu’il porte contre le régime du Président Félix Tshisekedi, on retrouve :
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La corruption
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Le népotisme
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Le recrutement de fidèles à son service
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Les arrestations arbitraires de ses opposants
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Le détournement de fonds publics
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Les discours de haine visant les Congolais parlant le kinyarwanda


