Mardi, le ministre de la Justice de la RDC, Constant Mutamba, s’est présenté devant le parquet, accompagné de 20 avocats, dans le cadre d’une enquête sur le détournement présumé de 39 millions de dollars destinés à la construction d’une nouvelle prison à Kisangani. Il avait auparavant déclaré qu’il ne coopérerait pas avec le procureur, qu’il accuse également d’infractions.
L’enquête porte sur des allégations selon lesquelles Mutamba aurait autorisé un paiement anticipé de 19 millions de dollars à Zion Construction SARL—une entreprise créée en mars 2024 avec peu de personnel et de capital—sans respecter les procédures d’appel d’offres ni obtenir l’approbation du Premier ministre. Les fonds proviendraient du FRIVAO, un fonds d’indemnisation destiné aux victimes du conflit de 2000 entre l’Ouganda et le Rwanda à Kisangani.
Mutamba nie les accusations, les qualifiant de politiquement motivées. Des images sur les réseaux sociaux montrent ses partisans, y compris son personnel, l’accompagnant au bureau du procureur en scandant son innocence.
La semaine dernière, l’Assemblée nationale a voté la levée de l’immunité de Mutamba, permettant ainsi l’ouverture de poursuites judiciaires. À sa sortie du bureau du procureur mardi, Mutamba a refusé de faire des déclarations à la presse.


