Le gouvernement rwandais a fermement rejeté les accusations du Belgique, dont les relations diplomatiques avec Kigali étaient déjà tendues, suite à un rapport affirmant que le Rwanda envisageait d’annexer une partie de l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le journal belge Le Soir, se basant sur un rapport du groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, a publié ces informations, relayées par plusieurs médias.
Selon Le Soir, citant ce rapport de l’ONU, contrairement à l’accord de paix de Washington avec la milice M23 soutenue par le Rwanda, “le Rwanda et l’M23 soutenu par le Rwanda œuvrent activement à construire une autorité parallèle [à celle de Kinshasa] dans l’est de la RDC.”
Le journal précise que malgré l’engagement du Rwanda, inscrit dans l’accord, de retirer ses troupes du sol congolais dans un délai de trois mois, le rapport indique que “le président Paul Kagame poursuit d’autres objectifs dans cette vaste région déjà occupée ces derniers mois avec la milice M23.”
Le rapport des experts de l’ONU affirme également que “des sources au sein de l’armée et du gouvernement rwandais reconnaissent que l’objectif principal de Kigali est le contrôle du territoire et des ressources naturelles du Congo.”
L’article mentionne Mélanie De Groof, citoyenne belge et coordinatrice des experts de l’ONU rédigeant les rapports annuels sur la situation en RDC.
Le contenu de ce rapport est fréquemment critiqué par Kigali, accusé de partialité.
En réponse, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté d’Afrique de l’Est, l’Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a déclaré que ce n’était pas surprenant que ces accusations émanent des Belges, qu’il accuse de vouloir faire dérailler le processus de paix en cours.
Sur son compte X, il a écrit :
« Un journal belge, un rapport d’experts onusiens coordonné par les Belges et d’une crédibilité douteuse, et comme d’habitude, l’histoire est belge ; tout est en place pour tenter de saboter le processus de paix en cours. »
Le ministre Nduhungirehe a également semblé reprocher à la Belgique, suggérant que seuls les Belges avaient le droit de faire la leçon sur l’histoire coloniale et les prétentions de la RDC, après plus de 75 ans de colonisation.


