Le gouvernement rwandais a démenti les informations affirmant que des combattants du FDLR se trouvent dans les zones contrôlées par le groupe armé M23, en expliquant que cela n’est pas possible car ces combattants ont déjà été intégrés dans l’armée nationale congolaise.
Cette déclaration a été faite par le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, l’ambassadeur Olivier Nduhungirehe, lors d’un entretien avec Jeune Afrique.
L’entretien fait suite à l’accord de paix signé la semaine dernière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC), sous la médiation des États-Unis.
L’un des points clés de cet accord stipule que le gouvernement de la RDC doit démanteler le groupe armé FDLR, ce qui permettrait ensuite au Rwanda de lever ses “mesures de défense”.
Le ministre Olivier Nduhungirehe a insisté sur la nécessité de démanteler le FDLR, notamment parce que même le gouvernement congolais reconnaît que ce groupe représente une menace, bien qu’il l’ait intégré dans son armée.
Il a déclaré : « Le FDLR est soutenu par le gouvernement congolais, et il a même été intégré dans les FARDC. Les rapports de l’ONU le confirment. Le Rwanda n’est pas le seul à le dire… Il est nécessaire de démanteler le FDLR. Le gouvernement de la RDC reconnaît que le FDLR est un problème à éliminer, ce qui ouvrira la voie à la levée de nos mesures de défense. »
Cependant, le ministre Nduhungirehe a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles le FDLR serait présent dans les zones contrôlées par le M23, notamment dans la province du Nord-Kivu.
Il a précisé : « Le FDLR n’est pas présent dans les zones contrôlées par le M23, car il a été intégré dans l’armée congolaise et collabore avec les forces congolaises. »
« Comment peut-on dire que le FDLR est présent dans des zones tenues par le M23 ? Le FDLR collabore avec les FARDC. Les FARDC sont-elles présentes dans les zones du M23 ? La vérité est que le FDLR a été intégré dans les FARDC, et ils travaillent ensemble. Donc dire que le FDLR est dans les zones du M23 n’a aucun sens pour moi. »
Interrogé sur l’endroit où se trouve actuellement le FDLR, le ministre Nduhungirehe a indiqué que cela ne relevait pas de son ministère, mais plutôt d’une structure conjointe des services de renseignement des armées du Rwanda et de la RDC.
Le porte-parole des Forces de défense du Rwanda, le général de brigade Ronald Rwivanga, a récemment déclaré que le FDLR compte entre 7 000 et 10 000 combattants, répartis dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que dans la forêt de Kibira au Burundi.


