Dans plusieurs provinces du Rwanda, 10 nouveaux hôpitaux universitaires de niveau secondaire vont bientôt ouvrir, a annoncé le ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, dans une interview accordée à RBA à l’occasion des 31 ans de la libération du pays.
Après le génocide contre les Tutsi de 1994, le nombre de médecins était très réduit alors que le pays faisait face à de nombreuses maladies. C’est ainsi qu’a été mis en place le système d’agents de santé communautaires, qui a permis de réduire les décès dus aux maladies.
Dr Nsanzimana explique :
« À cette époque, le paludisme était endémique, il n’y avait pas de moustiquaires, ni de médicaments efficaces. 60 000 personnes ont été formées dans tout le pays et dotées d’équipements. Leur plus grande réalisation fut d’éviter que les survivants du génocide ne meurent de paludisme et d’autres maladies. »
Il ajoute que le système de santé a continué à se renforcer, au point de pouvoir aujourd’hui suivre certaines maladies chroniques comme l’hypertension artérielle.
En plus du manque de médecins, les infrastructures médicales ont fait l’objet d’investissements importants au cours des 31 dernières années.
Actuellement, le Rwanda compte environ 1 200 postes de santé, qui n’existaient pas auparavant.
On y trouve également 510 centres de santé, contre seulement 100 en 1994. Aujourd’hui, le pays dispose de 57 hôpitaux et 6 hôpitaux universitaires.
Le ministre Nsanzimana a précisé que la construction de nouveaux hôpitaux se poursuit afin d’améliorer les services de santé dans le pays.
Il a déclaré :
« Lorsque vous avez les médecins et les équipements, il ne reste que les bâtiments. Certains hôpitaux sont en cours de rénovation et 10 nouveaux hôpitaux universitaires de niveau secondaire vont ouvrir dans les provinces. »
Actuellement, l’Hôpital Roi Fayçal, l’Hôpital militaire de Kanombe et le CHUK sont aussi en cours d’agrandissement pour accueillir plus de patients et atteindre les normes internationales.


