Dans la série de révélations sur les services israéliens, focus aujourd’hui sur l’Opération Orchard, l’intervention clé du Mossad ayant empêché la Syrie, aidée de la Corée du Nord, d’accéder à l’arme nucléaire.
Le général syrien Muhammad Sulaiman nourrissait une hostilité profonde envers Israël et envisageait un armement nucléaire face à ce qu’il percevait comme une menace. Une erreur lors de cette opération lourde de conséquences en 2007 aurait pu déclencher la guerre.
Le cœur de l’opération
Israël reçoit des informations sur un projet nucléaire secret en Syrie, situé dans l’usine de Deir‑ez‑Zor. L’Armée de l’air israélienne intervient.
Le 6 septembre 2007, le Premier ministre Ehud Olmert ordonne le bombardement. Des avions F‑15, F‑16 et hélicoptères Shaldag détruisent l’installation. Dix experts nord-coréens sont tués.
Renseignement d’élite
Dès 2001, Mossad surveille les déplacements de Bashar al-Assad, note les visites nord-coréennes, et soupçonne des échanges d’armes avancées.
En 2004, la CIA confirme un lien diplomatique syrien–nord-coréen. En décembre 2006, Mossad infiltre la chambre d’Ibrahim Othman à Londres, extrait plans et photos du site nucléaire via un cheval de Troie installé dans son PC .
Ces documents confirment la construction d’un réacteur clandestin.
Préparation de l’attaque
Olmert envoie des commandos de Sayeret Matkal pour confirmer l’existence réelle du réacteur sur place.
Bombardement
Le 6 septembre 2007, la aviation israélienne bombarde le site avec 17 tonnes de bombes. Dix experts nord-coréens sont tués.
Conséquences stratégiques
Olmert avertit Assad via Erdogan que toute future tentative nucléaire syrienne serait intolérable. En août 2008, Mossad assassine le général Sulaiman, pilier du programme syrien .


