Ce jeudi 15 mai, le Sénat de la République démocratique du Congo a mis en place une commission technique chargée d’examiner la levée de l’immunité de Joseph Kabila, ancien président et sénateur à vie, afin qu’il puisse être poursuivi en justice.
Selon des sources parlementaires, les débats ont montré une division d’opinions. Certains sénateurs sont favorables à cette levée, tandis que d’autres invoquent l’article 224 du règlement du Sénat, qui exige un vote du Congrès.
D’après Radio Okapi, le Sénat a commencé à analyser une requête émanant de l’Inspecteur général des FARDC, demandant la levée de l’immunité de Joseph Kabila. L’examen du dossier se fait à huis clos, en raison de la gravité de l’affaire et du rôle important de l’accusé, qui a dirigé le pays pendant 18 ans.
Les autorités congolaises accusent Kabila d’avoir soutenu ou fondé le mouvement rebelle AFC/M23, qui mène une insurrection et contrôle une partie des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.
L’ancien chef de l’État, désormais en exil, est poursuivi pour des crimes graves : crimes de guerre, crimes contre l’humanité et massacres de civils.


