Le président de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré que son gouvernement resterait ferme dans sa quête de justice et d’imputabilité pour les victimes des atrocités commises dans l’est du pays, en dépit de l’accord de paix récemment signé avec le Rwanda.
Dans son discours à la nation ce lundi 30 juin, à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du pays vis-à-vis de la colonisation belge, le président Félix Tshisekedi a affirmé que l’accord signé à Washington, DC le 27 juin ouvrait des perspectives de paix inédites pour les Congolais de l’est du pays, longtemps meurtris par des conflits prolongés.
Il a déclaré : « Cet accord annonce une ère de paix durable, de coopération régionale et de progrès partagé. Il nous confie la responsabilité de reconstruire notre peuple, relancer notre économie et restaurer la dignité de chaque Congolais. Mais cette paix, bien que précieuse, reste fragile ; elle exige un engagement constant de notre part à tous — gouvernement, citoyens, et partenaires internationaux — pour la consolider. »
Le président Tshisekedi a ajouté : « Nous continuerons de réclamer justice pour les victimes et que les auteurs de ces atrocités soient traduits en justice. »
Il a souligné que la priorité incontestable de son gouvernement reste le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et l’instauration d’une paix véritable, durable et inclusive dans toute la région.
Alors que Tshisekedi salue le rôle des États-Unis et du Qatar dans ce qu’il appelle un dialogue sincère avec le Rwanda, la coalition AFC/M23, elle, a une autre lecture.
Corneille Nangaa, coordinateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), a déclaré que considérer les problèmes de la RDC comme un simple conflit entre Kigali et Kinshasa est « une simplification inacceptable et dangereuse ».


