L’hebdomadaire panafricain “Jeune Afrique” a dévoilé dans sa publication du 18 novembre 2020, que le “Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs” (MAEP), une structure qui dépend de l’Union Africaine (UA), basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, fait l’objet d’une enquête interne pour népotisme, favoritisme, corruption et chantage.
Des salariés du MAEP ont élaboré, en juillet dernier, un document, de 26 pages, que “Jeune Afrique” a pu consulter, qui inventorie des allégations de « mauvaise gouvernance, corruption, népotisme, favoritisme, menaces, chantage, intimidation et renvois arbitraires ».
Ledit rapport révèle que « Le processus de recrutement et de licenciement du Secrétariat continental du MAEP est le plus cacophonique et non objectif que vous trouverez jamais dans les organes de l’Union Africaine ».
« Le MAEP devrait être à la pointe de la promotion des valeurs de l’Union Africaine comme le respect, la loyauté, l’intégrité, l’impartialité, la transparence, la responsabilité, l’efficacité et le professionnalisme. Pourtant, son Secrétariat continental semble aller dans la direction tout à fait opposée », rapporte “Jeune Afrique”.
Les auteurs dudit document détaillent, employé par employé, des présumés « conflits d’intérêts », situations de « favoritisme », notamment via une « distribution de bonus », ou renvois arbitraires.
Selon “Jeune Afrique”, le document en question a été transmis aux principaux responsables de l’UA, dont Cyril Ramaphosa, le Chef de l’État sud-africain. Plusieurs accusations y sont détaillées, qui mettent notamment en cause le Directeur Général du Secrétariat, le Sud-Africain Edward Maloka, et sa compatriote Mamathimolane Makara, Directrice des Services corporatifs.


