L’armée nigériane a annoncé avoir arrêté plus de 30 soldats et policiers accusés de vendre des armes à des groupes rebelles et terroristes.
Le porte-parole de l’armée nigériane, Ademola Owolana, a précisé que ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d’une opération lancée depuis le mois d’août de l’année dernière.
Cela intervient alors que le Nigeria est confronté depuis de nombreuses années à une grave insécurité causée notamment par des groupes armés comme Boko Haram, actif dans le nord du pays depuis plus de 15 ans.
On estime que plus de 20 % des armes utilisées par ces groupes proviennent de membres des forces de l’ordre nigérianes.
Parmi les personnes arrêtées figurent 18 soldats, 15 policiers et 8 civils, dont un chef traditionnel, tous accusés d’avoir participé à ce trafic illégal d’armes.
L’armée précise que l’enquête se poursuit dans 11 États du Nigeria pour identifier et arrêter d’autres personnes impliquées dans ce réseau.


