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Israël promet de continuer à frapper le Liban jusqu’au désarmement du Hezbollah

Sangiza iyi nkuru

Dans la soirée du jeudi 5 juin, Israël a mené plusieurs frappes aériennes dans la banlieue sud de Beyrouth. L’armée israélienne a déclaré avoir ciblé des positions du Hezbollah après avoir averti les civils de quitter la zone.

Selon le journaliste de RFI à Beyrouth, Paul Khalifeh, ces attaques ont eu lieu alors que les musulmans se préparaient à célébrer l’Aïd al-Adha le vendredi 6 juin.

Le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne pour les populations arabophones, a annoncé sur X que “les Forces de Défense Israéliennes frappent actuellement les unités aériennes du Hezbollah (Unité 127) dans la banlieue sud de Beyrouth.”

Il a également lancé un avertissement à quitter le village d’Ain Qana, situé à environ 20 kilomètres de la frontière israélienne, avant des frappes prévues sur ce qu’il a qualifié d’équipements du Hezbollah.

Dans un communiqué spécial, l’armée israélienne a annoncé qu’elle allait “bientôt frapper des sites de drones placés délibérément au sein de zones civiles” dans la périphérie sud de la capitale libanaise.

Le communiqué ajoute : “Après une utilisation accrue de drones par le Hezbollah dans des attaques terroristes contre l’État d’Israël, cette organisation terroriste cherche à renforcer ses capacités en drones en vue d’un prochain conflit.”

L’armée israélienne a ajouté que ces actions constituent “une violation flagrante des accords entre Israël et le Liban”.

Ce vendredi 6 juin, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé que l’armée continuerait de frapper Beyrouth tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé par les autorités libanaises.

Il a déclaré : “Il n’y aura ni calme à Beyrouth, ni ordre, ni sécurité au Liban tant qu’il n’y aura pas de sécurité pour l’État d’Israël. Les accords doivent être respectés, et si vous ne prenez pas les mesures nécessaires, nous continuerons, avec encore plus de force.”

Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont “fermement condamné” les frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth, dénonçant également la “violence extrême” et la violation du cessez-le-feu avec la milice pro-iranienne.

Soma Izindi Nkuru

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