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Comprendre les Origines de la Guerre en Ukraine – Partie 1

Sangiza iyi nkuru

La guerre entre l’Ukraine et la Russie en est à sa troisième année de destruction, avec de nombreuses pertes humaines, des infrastructures ravagées et une économie mondiale déstabilisée.

En 1991, à la dissolution de l’URSS, les anciennes républiques soviétiques dont l’Ukraine ont acquis leur indépendance.

Entre 1993 et 1994, un accord, soutenu par les États‑Unis et le Royaume‑Uni, a été signé par la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie et l’Ukraine : ces républiques restitueraient leurs armes nucléaires à la Russie et s’engageraient à respecter la souveraineté mutuelle.

En 1997, Ukraine et Russie ont réglé le contrôle de la mer Noire : la Russie obtient 87 % des droits sur le port de Sébastopol, et l’Ukraine reçoit 2,5 milliards de dollars étalés sur 20 ans.

En 2003, Russie, Ukraine, Kazakhstan et Biélorussie concluent un accord de libre-échange. La Russie investit alors massivement dans l’Est ukrainien, dans l’agriculture et les ressources naturelles. La même année, le gazoduc russe traversant l’Ukraine a été mis en service vers l’Europe de l’Est et centrale.

Le Tournant

En 2004, l’élection présidentielle ukrainienne devient décisive. Victor Iouchtchenko (pro‑occidental) affronte Viktor Ianoukovitch (pro‑russe). Après contestation et annulation judiciaire, Iouchtchenko remporte les élections et choisit l’Union européenne et l’OTAN, se détachant de la Russie.

En riposte, la Russie construit en 2005 un gazoduc passant par la mer Baltique. C’est le début de la “guerre du gaz”.

En 2008, l’OTAN envisage d’intégrer l’Ukraine et la Géorgie. Plusieurs États membres s’y opposent pour éviter de provoquer la Russie.

En 2009, Gazprom interrompt l’approvisionnement en gaz via l’Ukraine faute de paiement, ce qui paralyse les livraisons vers l’Europe. Iouchtchenko promet alors, s’il est réélu, d’annuler l’accord sur le port de Sébastopol.

Retour de Ianoukovitch et la Crise de Crimée

En 2010, Viktor Ianoukovitch, pro‑russe, remporte la présidentielle. Il prolonge l’accord sur Sébastopol jusqu’en 2045, signe des traités avec d’anciens États soviétiques et renforce le statut de la langue russe en Ukraine de l’Est.

En 2013, il rejette l’Association avec l’UE. Des manifestations massives éclatent à Kiev. En 2014, il s’enfuit en Russie. Le Parlement ukrainien revient sur les lois pro‑Moscou, attisant des troubles dans l’Est.

En février–mars 2014, des soldats non identifiés occupent l’aéroport de Simferopol et annexent la Crimée. Un référendum entérine l’adhésion à la Russie avec 97,9 % de voix pour.

Guerre dans le Donbass

Le 7 avril 2014, Donetsk proclame son indépendance, suivi le 27 avril par Luhansk. Odessa est le théâtre de violences graves en mai 2014 (48 morts). Aucune responsabilité n’a été établie.

Le président Petro Porochenko lance une opération militaire pour reprendre ces régions. La Russie appuie les séparatistes sous couvert de volontaires. Deux accords de Minsk, passés sous médiation franco-allemande, instaurent un cessez-le-feu fragile.

👉 La suite dans la Partie 2, avec l’intervention de l’OTAN et l’escalade actuelle du conflit.

Soma Izindi Nkuru

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