Les chefs d’Etat régionaux ont tenu le 7 novembre une réunion consultative de haut niveau sur la situation sécuritaire dans l’est de la RD Congo, organisée par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) .
Étaient présents les présidents Evariste Ndayishimiye du Burundi qui est l’actuel président de l’EAC, Paul Kagame du Rwanda, William Ruto du Kenya et Samia Suluhu Hassan de Tanzanie.
Étaient également présents le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde de la RD Congo, qui représentait le président Félix Tshisekedi, et le secrétaire général de l’EAC, Peter Mathuki.
La réunion s’est tenue à Charm el-Cheikh, en Égypte, en marge de la conférence des Nations Unies sur le climat (COP27), et les dirigeants régionaux ont discuté du processus de paix pour l’est de la RD Congo.
La situation sécuritaire dans l’est de la RDC s’est détériorée depuis mai de cette année, lorsque le M23 a lancé de nouvelles attaques contre les forces gouvernementales FARDC, citant un accord ignoré signé en 2013.
Le M23 s’est depuis emparé de territoires stratégiques, menaçant d’atteindre Goma, la capitale provinciale de la province du Nord-Kivu.
Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de soutenir les rebelles, mais Kigali rejette ces allégations, qualifiant le conflit de problème intra-congolais.
Le Rwanda a plutôt dénoncé la collaboration entre les FARDC et les FDLR, une milice accusée d’avoir perpétré le Génocide contre les Tutsi en 1994.
Les tensions diplomatiques entre les deux pays voisins continuent de monter après l’expulsion par la RD Congo de l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, Vincent Karega – une décision que Kigali a qualifiée de “regrettable”.
Lundi, un avion de guerre congolais a violé l’espace aérien du Rwanda, incitant Kigali à envoyer une note verbale pour protester contre les provocations.
Dans la note de protestation, le ministère rwandais des Affaires étrangères a exhorté le gouvernement congolais à observer les mécanismes régionaux mis en place pour mettre fin pacifiquement au conflit dans l’est du pays.


