Lors des négociations de paix en cours à Doha au Qatar entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle AFC/M23, il est apparu que l’un des points majeurs exigés par le M23 est le droit de diriger les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pendant les huit prochaines années.
Le jeudi 10 juillet, Kinshasa et le M23 ont repris leurs discussions interrompues, sous la médiation du Qatar.
Un diplomate congolais a confié à des médias locaux que le M23 demande à obtenir le contrôle total de la sécurité, de l’administration et de l’économie dans ces deux provinces clés.
« Leur revendication principale, c’est de diriger les deux Kivu », a-t-il déclaré. « Ils veulent un contrôle complet de la sécurité, de la gouvernance et de l’économie pendant huit ans. »
Cependant, le gouvernement congolais a catégoriquement rejeté cette demande, estimant qu’elle ouvrirait la voie à un projet de balkanisation du pays, une division du territoire national que Kinshasa accuse certains acteurs de planifier depuis longtemps.
Pour le gouvernement, cette proposition constitue une “ligne rouge” à ne pas franchir.
La demande du M23 intervient alors que le groupe rebelle a déjà mis en place des structures administratives parallèles dans certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, et contrôle encore plusieurs territoires.


