Afin de défendre les principes d’unité tels que stipulés dans la Constitution, plusieurs dirigeants de gouvernements locaux de la province du Nord ont été démis de leurs fonctions à la suite d’enquàªtes sur leur manquement à leurs fonctions.
Parmi les personnes licenciées figurent le secrétaire exécutif provincial, trois maires et d’autres responsables des districts et d’un secteur de la province.
Selon la déclaration du Premier ministre Edouard Ngirente, une enquàªte a révélé que les responsables concernés n’avaient pas respecté leurs obligations de promouvoir et de protéger l’unité nationale, qui est un principe fondamental inscrit dans la constitution.
Il est également intervenu après un récent rassemblement qui s’est tenu dans le secteur de Kinigi dans le district de Musanze, réunissant différentes personnes de tout le pays, apparemment pour participer à l’intronisation du chef du clan Abakono.
Le rassemblement a été condamné par beaucoup, y compris le parti au pouvoir, le FPR-Inkotanyi, comme sectaire.
En les destituant, le Premier ministre agissait sur les instructions du président, qui est le gardien de la Constitution qui, entre autres, oblige tous les responsables gouvernementaux – élus et non élus – à respecter les principes de la Constitution.
Parmi les limogés figurent Geoffrey Mushaija qui était secrétaire exécutif provincial et remplacé par Emmanuel Nzabonimpa en qualité d’intérimaire.
Les maires de district révoqués sont Janvier Ramuli de Musanze, Jean-Marie Vianney Nizeyimana de Gakenke et Marie-Chantal Uwanyirigira, qui était maire du district de Burera.
Les trois districts ont obtenu des maires intérimaires; Hamis Bizimana dirigera temporairement Musanze, Aimé-Franà§ois Niyonsenga sera maire par intérim de Gakenke tandis que Jean-Baptiste Nshimiyimana a été déployé à Burera dans des fonctions similaires.
Ont également été limogés l’adjoint au maire de Musanze chargé de la protection sociale, Axelle Kamanzi et Innocent Twagirimana, le secrétaire exécutif du secteur Kinigi.
D’autres licenciés étaient des cadres supérieurs dans les trois districts.
Le limogeage fait suite à la démission d’Andrew Mpuhwe Rucyahana le mois dernier en tant que vice-maire pour le développement économique du district de Musanze pour une affaire similaire.
L’installation du chef du clan Abakono, qui a eu lieu le 9 juillet, a attiré plus de 600 personnes de toutes les régions du pays et comprenait entre autres des responsables gouvernementaux, des dirigeants locaux et des dirigeants des secteurs privé et de la sécurité de différentes capacités.
L’événement a été diffusé en direct sur YouTube et rapporté plus tard dans différents points de vente en ligne.
Beaucoup ont dit que cela créait une tendance dangereuse dans un pays qui a été témoin des horreurs du génocide contre les Tutsi, largement alimenté par le sectarisme.
Après l’événement, plusieurs responsables présents – dont Esperance Nyirasafari, la vice-présidente du Sénat – ont présenté des excuses publiques et demandé pardon en s’engageant à ne plus jamais se livrer à de tels actes discriminatoires.
Plus tard, Justin Kazoza, un homme d’affaires qui avait été installé comme chef du clan Abakono, est également sorti pour s’excuser et a dénoncé son titre nouvellement acquis.


