La ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba, a modifié sa déclaration controversée faite aux Nations Unies concernant un prétendu génocide contre les Hutus au Burundi en 1994.
Le 16 avril, la cheffe de la diplomatie congolaise s’était exprimée devant le Conseil de sécurité de l’ONU, affirmant que, parallèlement au génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, une autre extermination avait visé les Hutus burundais la même année.
« Nous rappelons les autres tragédies qui ont frappé la région des Grands Lacs, longtemps plongée dans les ténèbres. Il s’agit du génocide des Hutus du Burundi en 1994, perpétré dans le silence, ayant coûté la vie à des milliers de civils », avait-elle déclaré.
Ces propos ont suscité une vive polémique, certains responsables, notamment l’ambassadeur Kateretse Fréderick Ngoga, conseiller principal de l’UA pour la coopération internationale, la paix et la sécurité, appelant à une rectification immédiate.
Dans un communiqué publié le dimanche 20 avril, le ministère congolais des Affaires étrangères a reconnu une erreur de la part de la ministre Kayikwamba.
Il a précisé que les événements violents évoqués par la ministre datent en réalité de 1972, et non de 1994.
« Les drames de 1972 font partie de l’histoire douloureuse des Grands Lacs, ils méritent d’être commémorés et reconnus à l’échelle internationale », a ajouté le ministère.
La RDC soutient qu’un génocide contre les Hutus a bien eu lieu au Burundi, mais cette reconnaissance n’a pas été validée par des institutions internationales comme l’ONU.


