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RDC: Comment la Belgique a refusé de tomber dans le piège d'Erik Prince

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Denis Nsengiyumva
By Denis Nsengiyumva
•Kuwa Kabiri, 20 Ukwakira 2026 saa 09:39
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RDC: Comment la Belgique a refusé de tomber dans le piège d'Erik Prince

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La Belgique a rejeté la demande d'Erik Prince d'autorisation d'exporter des armes et des munitions belges vers la République démocratique du Congo, ainsi que sa demande d'assistance diplomatique pour la récupération des drones saisis par les douanes néerlandaises.

Rencontre à Bruxelles

En janvier 2026, Erik Prince, fondateur de la société de mercenaires "Blackwater", aurait rencontré Marc Pecsteen de Buytswerve, haut diplomate belge pour l'Afrique, à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis en Belgique, selon Africa Intelligence.

Au cours de cette rencontre diplomatique privée, Prince a formulé deux demandes distinctes d'assistance concernant ses opérations en cours en République démocratique du Congo. (Source : New York Times)

Restitution des drones saisis par les douanes néerlandaises

La Belgique a catégoriquement rejeté la demande d'assistance diplomatique de Prince. Les autorités douanière néerlandaises auraient découvert et saisi les drones du prince, ces appareils n'étant pas autorisés à franchir les frontières de l'Union européenne.

Pour tenter de résoudre ce problème, Prince a essayé d'exercer une pression diplomatique en contactant Marc Pecsteen de Buytswerve, haut diplomate belge et directeur général des Affaires bilatérales (en charge des dossiers africains), dans l'espoir d'influencer les autorités néerlandaises.

Les autorités belges ont refusé toute assistance ou intervention diplomatique, estimant ne pas s'immiscer dans les responsabilités du pays partenaire en matière d'application de la réglementation douanière et de contrôle des exportations de matériel sensible.

Demande d’exportation d'armes et de munitions belges

Erik Prince aurait également sollicité le gouvernement belge afin d'obtenir une autorisation d'exportation d'armes et de munitions fabriquées par une entreprise belge d'équipement militaire.

Le ministère belge des Affaires étrangères (dirigé par Maxime Prévot) a refusé d'accorder cette autorisation, conformément à la réglementation européenne stricte sur les exportations d'armes vers les zones de conflit.

Erik Prince, fondateur de Blackwater et dirigeant de la société de sécurité privée Vectus Global, a étendu ses activités en République démocratique du Congo (RDC) afin d'aider les Forces armées congolaises (FARDC) à combattre le groupe rebelle AFC/M23, devenu aujourd’hui le FRN.

Au moins 300 mercenaires étrangers, employés par la société de Prince, Vectus Global, ont été déployés dans l'est du Congo pour assister les forces gouvernementales dans des missions de combat, d'espionnage, d'opérations de drones et de défense aérienne.

Les mercenaires de Prince opéraient près d'Uvira et de Minembwe, au Sud-Kivu. Une embuscade, le 17 septembre 2026, dans la région de Minembwe, a fait une vingtaine de morts et de blessés parmi eux.

Prince avait auparavant passé un contrat avec le gouvernement congolais pour l'aider à collecter les taxes sur l'extraction minière en protégeant des mines stratégiques dans des régions comme le Katanga.

À cette époque, les médias ont fait état d'un projet de contrat de 65 millions de dollars visant à assurer une maintenance technique et logistique complète pour la flotte d'aéronefs et de drones de l'armée congolaise.

Fin 2025, Prince a signé un autre contrat d'une valeur d'environ 700 millions de dollars avec le gouvernement de la RDC.

Ce que dit le droit européen sur les mercenaires

Le mercenariat est strictement interdit par le droit international et pénalisé par la législation de plusieurs pays de l'Union européenne (UE), tandis que l'UE utilise sa Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC) et des sanctions pour contrer les groupes de mercenaires étangers.

Les États membres de l'UE interdisent le mercenariat dans leurs codes pénaux nationaux. Par exemple, en France (article 436-1 du Code pénal), le fait de combattre comme mercenaire ou de recruter des mercenaires est puni de peines de prison et d'amendes.

Denis Nsengiyumva

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