Une jeune fille nommée Nyamanoro, originaire de Ndondo à Bijombo, qui avait récemment été arrêtée et incarcérée pour avoir planifié l’assassinat de dirigeants du groupe Twirwaneho par tromperie, a été libérée.
Nyamanoro a obtenu la clémence des autorités le vendredi 29, après deux jours de détention à Mikenke, où elle avait été emmenée après avoir quitté Ndondo à Bijombo. Des informations indiquent qu’elle avait été envoyée par des personnes proches du régime du président Félix Tshisekedi pour obtenir les numéros de téléphone de certains chefs du groupe Twirwaneho à Minembwe, notamment le général de brigade Sematama, surnommé Intare-Batinya.
Il a été rapporté qu’elle avait même reçu une récompense pour sa mission, bien que sa nature exacte n’ait pas été précisée. Sa libération a provoqué des réactions partagées : certains affirment que l’enquête a conclu à son innocence, tandis que d’autres disent que les chefs de Twirwaneho lui ont simplement accordé leur pardon.
Nyamanoro est originaire de Kajembwe, dans le groupement de Bijombo, territoire d’Uvira, une zone contrôlée par le groupe rebelle Gumino, dirigé par Nyamusaraba, collaborateur régulier du gouvernement de Kinshasa. Cette zone est aussi surveillée par les forces armées congolaises (FARDC) et celles du Burundi (FDNB).
Lors de son arrestation, elle aurait été retrouvée avec des contacts de membres de Gumino, suggérant des liens directs avec ce groupe. Ceci a renforcé les soupçons selon lesquels le gouvernement congolais aurait utilisé Gumino pour lui confier cette mission.
La recherche des numéros de téléphone des chefs de Twirwaneho par le gouvernement aurait pour but de lancer des attaques ciblées à l’aide de drones, comme cela a été le cas en février dernier, lorsque Michel Rukunda Makanika, ancien chef suprême de Twirwaneho, a été tué lors d’une frappe de drone.


