Une affaire judiciaire peu commune entre un homme rwandais et une femme originaire d’Oman, mais née au Rwanda, suscite beaucoup d’intérêt. L’homme demande une augmentation de la pension alimentaire et une part supplémentaire des biens de son ex-femme.
Didier Semanyenzi, actuellement sans emploi, avait épousé Moza Massoud, une citoyenne d’Oman. Ensemble, ils ont eu trois enfants mais ont ensuite divorcé légalement.
Le tribunal a confié la garde des enfants au père et a ordonné à la mère de verser une pension mensuelle de 600 000 francs rwandais (200 000 par enfant).
En ce qui concerne les biens, Moza a obtenu une maison à Kibagabaga (louée à 2,5 millions de francs rwandais par mois), tandis que Didier a reçu la maison à étages où ils vivaient.
Insatisfait, Didier a fait appel et a remporté le procès. Il a obtenu la maison de Kibagabaga, et la maison à étages a été partagée : le haut pour Didier, le bas pour Moza.
Moza n’a jamais vu ses enfants depuis 2022, malgré un jugement lui accordant un droit de visite et d’accès aux informations scolaires.
Elle affirme que Didier a transféré les enfants dans une autre école inconnue, et qu’elle est régulièrement intimidée, certains affirmant que Didier est protégé par des relations influentes, dont une sœur députée et un procureur proche.
Désespérée, Moza a écrit au président Paul Kagame pour demander son intervention et revoir ses enfants.
Lors d’une récente audience, Moza a réclamé l’accès aux enfants. Didier, quant à lui, a exigé une augmentation de la pension, la prise en charge des frais de scolarité, des vêtements, et une aide financière pour lui-même car il est sans emploi.
Il a été révélé que Moza gagne 14 millions de francs rwandais par mois en travaillant pour des organisations internationales.
Il demande également la propriété présumée à Oman, que Moza nie posséder avec documents à l’appui. Didier affirme avoir des preuves.
Le verdict est attendu le 29 juillet 2025.


