L’archevêque de l’archidiocèse catholique de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo, a exprimé de forts doutes quant à l’accord de paix récemment signé entre la RDC et le Rwanda.
Le Cardinal Ambongo s’exprimait à ce sujet à Rome, en Italie, lors d’un point de presse avec des journalistes.
Le 27 juin, le Rwanda et la RDC ont signé un accord de paix censé mettre fin à plus de 30 ans de conflit entre les deux pays.
Cet accord a été conclu grâce à la médiation des États-Unis, et le président Donald Trump l’a qualifié d’historique, espérant qu’il mettra fin à des décennies de guerre.
Mais le Cardinal Ambongo, figure influente en RDC, a qualifié cet accord de “fausse solution” à une crise qui dure depuis trop longtemps à l’est du pays.
Il a exprimé ses doutes sur l’approche de Trump, rappelant que ce dernier avait échoué dans ses efforts de paix entre l’Ukraine et la Russie.
« Vous avez vu ce que Trump propose pour résoudre le conflit entre la RDC et le Rwanda. Une guerre causée par les minerais. Et Trump arrive, grand seigneur, disant : ‘Je viens faire la paix, mais donnez-moi les minerais.’ Il a essayé en Ukraine, ça n’a pas marché. Chez nous, dès qu’on entend le nom de Trump, on prend peur. »
Il a également critiqué la méthode utilisée pour parvenir à cet accord, la qualifiant de périmée et non inclusive.
« Ce que nous pouvons dire, c’est que ce processus a assez duré. Les fausses solutions, ça suffit. Les décisions prises sans écouter les victimes de l’insécurité sont insupportables. »
L’accord de paix que le Cardinal critique prévoit notamment le démantèlement des FDLR, un groupe armé accusé de semer l’insécurité dans l’est de la RDC depuis plus de 30 ans.
Il stipule aussi que le conflit avec le M23, qui dure depuis près de quatre ans, devra être résolu à travers des négociations en cours à Doha, au Qatar, entre les deux parties.


