Le Bureau d’enquàªte rwandais (RIB) a arràªté jeudi 10 personnes accusées d’àªtre derrière la mine illégale qui s’est effondrée dans le district de Huye, faisant six victimes, dont trois étudiants piégés dans les tunnels .
Les efforts pour secourir les victimes ont été interrompus par des glissements de terrain causés par de fortes pluies.
Le porte-parole de RIB, Thierry Murangira, a déclaré au New Times que l’enquàªte avait commencé le 25 avril.
Parmi les personnes arràªtées figurent le major (rtd) Paul Katabarwa, Protais Maniraho, qui était auparavant officier des affaires sociales dans la cellule de Gahana, Jacqueline Uwamariya, qui est la secrétaire exécutive du secteur de Maraba, Gilbert Nkurunziza, qui était l’officier en charge des affaires sociales dans la cellule de Gahana, et Eric Hakizimana, le chef du village.
Parmi eux figurent également Faustin Nshimiyimana, le chef du village de Gasaka, Liberata Iyakaremye, responsable des terres à Gasaka, Mussa Uwimana, qui était mineur, Emmanuel Ndacyayisenga, le mineur, ainsi que Jean Matebuka, également mineur.
Selon Murangira, les détenus sont soupà§onnés de trois crimes à savoir l’homicide involontaire, l’abus de leurs fonctions et de leur pouvoir et l’exploitation minière illégale.
“L’enquàªte primaire a révélé que les crimes avaient été commis depuis 2019. Les crimes ont été découverts le 19 avril lorsque six personnes ont été piégées dans les tunnels”, a-t-il déclaré.
Il a dit que les types de minéraux qui étaient extraits n’ont pas encore été identifiés.
Les personnes arràªtées sont détenues dans les stations RIB de Remera, Kicukiro et Kimironko, a-t-il précisé.
“Au fur et à mesure que l’enquàªte se poursuit, d’autres crimes pourraient àªtre détectés afin que l’affaire soit soumise à des poursuites”, a-t-il déclaré.
L’homicide involontaire est puni par l’article 111 du code pénal de 2018.
S’ils sont reconnus coupables, les suspects risquent entre six et deux ans de prison et entre 500 000 et 2 millions de Frw d’amende.
L’abus de leurs fonctions et de leur pouvoir est sanctionné par l’article 15 de la loi de 2018 relative à la lutte contre la corruption.
Les suspects pourraient encourir entre sept et dix peines de prison et entre 5 et 10 millions de Frw d’amendes.
L’exploitation illégale est punie par l’article 54 de la loi de 2018 régissant les mines et carrières.
S’ils sont reconnus coupables, les suspects seront emprisonnés entre deux mois et six mois, et des amendes équivalant à entre 1 million et 5 millions de Frw.
Au moins 337 accidents miniers ont été enregistrés de juillet 2018 à 2022.
Selon le rapport, 85 accidents se sont produits sur des sites appartenant à des entreprises qui opéraient illégalement selon l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz (RMB) sur l’état de l’exploitation minière illégale et des accidents.


