Groupe rebelle FDLR soutenu par l’armée de la RD Congo – HRW

Sangiza iyi nkuru

L’armée de la République démocratique du Congo a soutenu un groupe rebelle rwandais notoire lors de récents affrontements avec la milice du M23, a déclaré Human Rights Watch mardi .

L’ONG a déclaré que l’armée congolaise avait armé et combattu aux côtés d’une coalition de milices impliquées dans des exactions.

Cela comprenait les FDLR, un groupe rebelle rwandais basé en RDC que le gouvernement rwandais considère comme une menace et a régulièrement accusé Kinshasa de soutenir.

Les conclusions de Human Rights Watch surviennent au milieu de profondes tensions entre les deux nations d’Afrique centrale. La RDC a accusé le Rwanda de soutenir le groupe rebelle M23, une milice principalement tutsi congolaise qui a capturé des pans de territoire cette année.

Le Rwanda nie cette allégation. Mais un rapport d’experts indépendants des Nations Unies consulté par l’AFP en août a révélé que Kigali avait apporté un soutien direct au M23.

Mardi, Human Rights Watch a déclaré que des officiers de l’armée congolaise avaient eux-mêmes fourni un soutien direct à une coalition de milices, dont les FDLR, qui ont combattu le M23 entre mai et août.

Des officiers de l’armée ont fourni aux combattants des FDLR dans le parc national des Virunga, par exemple, “plus d’une douzaine de boîtes de munitions”, a indiqué l’ONG.

Son chercheur principal sur le Congo, Thomas Fessy, a déclaré que les unités de l’armée congolaise “recourent à nouveau à la pratique discréditée et préjudiciable consistant à utiliser des groupes armés abusifs comme mandataires”.

“Le gouvernement congolais devrait mettre fin à ce soutien, qui conduit à la complicité militaire dans les abus, identifier les officiers responsables et les tenir pour responsables”, a-t-il ajouté.

L’armée de la RDC n’a pas encore répondu au rapport de Human Rights Watch.

La RDC et le Rwanda entretiennent des relations tendues depuis l’afflux massif de Hutus rwandais accusés d’avoir massacré des Tutsis lors du génocide rwandais de 1994.

Les relations ont commencé à se dégeler après l’entrée en fonction du président de la RDC, Félix Tshisekedi, en 2019, mais la résurgence du M23 a ravivé les tensions.

Soma Izindi Nkuru

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