Les présidents Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et Évariste Ndayishimiye du Burundi figurent parmi les dirigeants africains attendus à Moscou pour le troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026.
Selon les informations publiées par Africa Intelligence le 20 octobre 2026, 17 dirigeants de pays africains ont confirmé leur participation à cette rencontre avec le président russe, Vladimir Poutine.
Le sommet vise à renforcer les relations politiques, économiques et sécuritaires entre la Russie et les pays africains, dans un contexte où Moscou cherche à approfondir ses partenariats sur le continent.
Parmi les autres dirigeants annoncés figurent Ibrahim Traoré, président de la transition du Burkina Faso ; Assimi Goïta, président de la transition du Mali ; Abdourahamane Tiani, dirigeant du Niger ; Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud ; Abdel Fattah al-Sissi, président de l’Égypte ; et Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal.
La liste comprend également Mahamat Idriss Déby Itno, président du Tchad, pour lequel une rencontre bilatérale est prévue, ainsi qu’Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, Michael Randrianirina, dirigeant de la transition à Madagascar, Paul Biya, président du Cameroun, Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine, et Umaro Sissoco Embaló, ancien président de la Guinée-Bissau, dont la présence doit être vérifiée au regard de la situation politique actuelle de son pays.
Économie, sécurité et investissements au cœur des discussions
Les échanges devraient notamment porter sur le commerce, les investissements, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, la sécurité, la santé, l’éducation et les technologies.
La Russie souhaite renforcer sa coopération avec les pays africains dans plusieurs secteurs, notamment l’exploitation minière, l’énergie, les équipements militaires, la formation et les technologies.
Pour les pays africains, ce sommet représente une occasion de rechercher de nouveaux investissements, de développer les infrastructures, d’élargir les débouchés commerciaux et de renforcer la coopération dans les domaines de la sécurité et du développement.
Les discussions devraient également s’inscrire dans les efforts visant à consolider le partenariat entre la Russie et l’Union africaine, notamment à travers de nouveaux programmes de coopération pour les années à venir.
Moscou veut consolider son influence en Afrique
La participation de plusieurs dirigeants africains offrirait à Moscou une nouvelle occasion de renforcer ses relations diplomatiques et économiques avec le continent.
La Russie entretient déjà une coopération militaire avec certains pays africains, particulièrement dans la région du Sahel. D’autres États privilégient les partenariats dans les domaines de l’énergie, du commerce, de l’éducation et des investissements.
L’importance réelle du sommet dépendra toutefois des accords conclus, des projets annoncés et des engagements qui seront effectivement mis en œuvre après la rencontre.



