Un tribunal a acquitté mercredi trois journalistes détenus pendant quatre ans pour avoir diffusé de fausses informations dans le but d’inciter à la violence et de ternir l’image du pays .
Les groupes de défense des droits affirment que le Rwanda fait partie des pays d’Afrique subsaharienne qui ont le pire bilan en matière d’emprisonnement de journalistes et accusent le gouvernement d’utiliser des moyens autoritaires pour étouffer la dissidence.
Le gouvernement rejette les accusations, affirmant qu’il garantit la liberté d’expression.
Jean Damascene Mutuyimana, Niyonsenga Schadrack et Jean Baptiste Nshimiyimana, reporters de la chaîne YouTube Iwacu TV, ont été arrêtés en octobre 2018 pour, selon les autorités de l’époque, avoir provoqué des troubles et répandu des rumeurs.
Ils se sont vu refuser à plusieurs reprises la mise en liberté sous caution avant leur procès, selon le Comité à but non lucratif pour la protection des journalistes.


