Les chefs des forces de défense de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) se sont réunis mercredi 23 aoà»t à Nairobi, la capitale du Kenya, pour discuter de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
La réunion extraordinaire a eu lieu alors que le mandat de la force régionale de l’EAC déployée dans la région troublée de l’est de la RD Congo doit expirer le 8 septembre.
Parmi les participants figuraient le lieutenant-général Mubarakh Muganga, chef d’état-major de la défense du Rwanda, et le major-général Alphaxard Kiugu, commandant de la force régionale de l’EAC.
On ne sait toutefois pas si les chefs de l’armée ont discuté du mandat de la force régionale.
La force régionale a été déployée dans l’est de la RD Congo en novembre 2022 pour soutenir les efforts pacifiques, notamment pour observer le retrait des rebelles du M23 dans la province du Nord-Kivu.
La force composée de troupes du Burundi, du Kenya, du Soudan du Sud et de l’Ouganda a depuis pris le contrôle des positions libérées par le M23.
Cependant, il a été critiqué par le gouvernement de la RDC pour ne pas avoir lancé d’offensive contre les rebelles, màªme si le mandat précise que les moyens militaires seraient utilisés au cas o๠les rebelles refuseraient de se retirer.
Le président Félix Tshisekedi a également menacé d’expulser la force de l’EAC si ses résultats étaient jugés insatisfaisants d’ici septembre.
à€ la demande du gouvernement congolais, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a approuvé une mission militaire dans l’est de la République démocratique du Congo pour aider à restaurer la paix et la sécurité avant les élections générales de décembre.
Les pays de la SADC ont décidé d’envoyer des troupes en septembre.
L’est de la République démocratique du Congo est instable depuis près de 30 ans et abrite toujours plus de 30 groupes armés locaux et étrangers accusés d’atrocités et de diverses violations des droits humains.
L’un de ces groupes est les FDLR, une milice inscrite sur la liste noire qui a été fondée par des éléments liés au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda. Les FDLR sont également accusés de propager l’idéologie du génocide dans l’est de la République démocratique du Congo, en ciblant particulièrement les communautés tutsi.
De multiples interventions, notamment la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), n’ont pas réussi à mettre fin à des décennies de violence.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré récemment dans un rapport au Conseil de sécurité de l’organisation que la MONUSCO était en train de se retirer de l’est de la République démocratique du Congo.


