Les forces rwandaises sauvent des civils captifs à Cabo Delgado

Sangiza iyi nkuru

Après avoir repoussé les extrémistes armés liés à l’État islamique d’Irak et du Levant (EIIL) à Cabo Delgado, la province la plus septentrionale du Mozambique, les forces rwandaises et mozambicaines continuent de ratisser les opérations et de libérer davantage de civils captifs des restes de l’armée insurgés en fuite.

L’avancée rapide des forces conjointes au cours des derniers mois a contraint les terroristes à perdre du terrain. Au cours des quatre derniers jours, plus de 20 civils ont pu fuir leurs ravisseurs terroristes.

Après avoir été repoussés de Palma, Mocimboa da Praia et Mueda, les régions d’où opèrent les troupes rwandaises, les insurgés ont couru plus au sud et ont traversé le Messalo, un fleuve majeur du nord-est du Mozambique traversant les provinces de Niassa et Cabo Delgado, dans le district de Macomia.

Le district de Macomia se trouve dans les zones d’opération de la force de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

La Mission de la SADC au Mozambique (SAMIM) opère dans les districts de Macomia, Nangade, Muidumbe et Quissanga.

Des troupes rwandaises ont été déployées à Cabo Delgado le 9 juillet pour travailler en étroite collaboration avec les Forces armées du Mozambique (FADM) et les forces de la SADC dans des secteurs de responsabilité désignés.

Les forces rwandaises n’opèrent qu’au nord de la rivière Messalo dans les districts de Palma, Mocimboa da Praia et Mueda, et ne peuvent pas traverser la rivière et chasser les insurgés à l’intérieur des secteurs de responsabilité désignés par SAMIM.

Les dirigeants du bloc SADC ont accepté le 5 octobre de prolonger leur mission militaire, qui est intervenue au Mozambique en juillet, afin de poursuivre les opérations offensives aidant le gouvernement à lutter contre l’insurrection liée à l’État islamique.

Après avoir été repoussés des zones situées au nord du fleuve, les insurgés traversent maintes et maintes fois le Messalo pour tenter de tendre une embuscade aux troupes rwandaises dans les secteurs de responsabilité désignés par ces dernières.

Mais les troupes rwandaises l’avaient anticipé et ont continué à intercepter les insurgés, tuant des dizaines de personnes et s’emparant de leurs armes, de leurs médicaments et de leurs rations alimentaires, entre autres.

Le 6 octobre, ils ont tué un commandant des insurgés connu sous le nom de Mohamoudu, alias Simba Musituni, et son escorte, le Sgt Labilless.

Soma Izindi Nkuru

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *