Des partis politiques burundais d’opposition opérant en exil ont demandé l’annulation des élections législatives et communales à venir. Ils appellent plutôt à un dialogue inclusif entre tous les Burundais, estimant que c’est la meilleure voie pour résoudre les crises politiques et économiques que traverse le pays.
Cette demande a été formulée dans une déclaration conjointe signée par les dirigeants de quatre partis politiques en exil : CFOR-Arusha, CNARED-Giriteka, MAP-Burundi Buhire, et CRN-Ingeri y’Urugamba, ce dernier représenté par Frédéric Bamvuginyumvira. Ils souhaitent que les élections soient annulées au profit d’un dialogue national.
Dans cette déclaration, ils appellent également l’Union Européenne (UE), la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), ainsi que les initiateurs de l’Accord d’Arusha, à jouer un rôle actif pour favoriser un dialogue impliquant les acteurs politiques, les membres de la société civile et toutes les forces vives de la nation.
Les partis demandent aussi à la communauté internationale de contribuer à l’application de la décision rendue le 11 novembre 2021 par la Cour de Justice de l’Afrique de l’Est (EACJ), qui jugeait illégale la troisième candidature du défunt président Pierre Nkurunziza.
La principale raison invoquée pour annuler les élections est que le Burundi traverse une période extrêmement difficile, marquée par une crise politique et économique sévère, et que les élections ne résoudront pas ces problèmes profonds.
Les signataires de cette déclaration sont :
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Chauvineau Murwengezo, Président de CRN-Ingeri ya Rugamba
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Dr Jean Minani, Président de CNARED-Giriteka
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Emery Igiraneza, Président de MAP-Burundi Buhire
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Frédéric Bamvuginyumvira, Président de CFOR-Arusha et porte-parole général de la coalition
Ils estiment que ces élections ne peuvent en aucun cas être une solution pour le Burundi.


