Le Bureau d’enquête du Rwanda (RIB) a présenté vendredi 4 juin aux médias un homme soupçonné d’avoir fraudé Gorah Metal Trading, une entreprise basée à Dubaï, qui cherchait à acheter de l’or au Rwanda.
Pour frauder Gorah Metal Trading, Mugisha Conary, un ressortissant ougandais de 33 ans, s’est fait passer pour un marchand d’or rwandais.
Afin de paraître légitime devant sa proie, selon RIB, Mugisha a falsifié un certain nombre de documents rwandais dont la carte nationale d’identité.
“Je travaillais pour une entreprise de logistique en Ouganda appelée Unifreight et un homme m’a approché et m’a demandé de l’aider à arnaquer un investisseur basé à Dubaï parce que j’avais de l’expérience dans le dédouanement et l’expédition”, a-t-il déclaré aux journalistes de la gare métropolitaine de Kigali où il était défilé.
Ils ont promis de lui payer 30% de l’argent qu’ils collecteraient, a-t-il raconté, affirmant qu’il avait reçu une fausse pièce d’identité et un certificat d’enregistrement du Rwanda Development Board (RDB), qu’il a envoyé au “client” potentiel pour prouver qu’il étaient une entreprise rwandaise vendant de l’or.
Après avoir envoyé des vidéos et des documents montrant qu’il est un négociant en or rwandais, Goran Metal Trading lui a envoyé de l’argent pour acheter et expédier les produits.
Au total, Mugisha a reçu 116,000 $. Il s’est ensuite rendu à Kigali, a retiré l’argent et est retourné en Ouganda.
Gorah Metal Trading n’a plus jamais entendu parler de lui.
Après plusieurs tentatives infructueuses pour le joindre, Gorah Metal Trading a envoyé un de ses employés à Kigali pour assurer le suivi.
Selon RIB, l’employé de Gorah Metal Trading a signalé le cas. RIB s’est chargé de l’affaire.
RIB a refusé de divulguer les détails de l’arrestation de Mugisha.
Le Dr Thierry Murangira, affirme que le Rwanda est aux aguets et ne permettra pas aux fraudeurs de saper ses efforts pour faire du pays une plaque tournante des investissements.
« Le Rwanda est l’un des centres d’investissement en Afrique, et c’est ce qui rend notre gouvernement si désireux de telles infractions », a-t-il commenté.
Est considérée comme auteur du délit de contrefaçon toute personne qui, avec une intention frauduleuse, produit un faux écrit, fait rédiger de fausses déclarations ou produit une déclaration contradictoire.
Selon le code pénal, en cas de condamnation, il est passible d’une peine d’emprisonnement d’au moins cinq ans mais d’au plus sept ans et d’une amende d’au moins 3 millions de Frw et d’au plus 5 millions de Frw ou d’un seul des ces pénalités.


