Une peine de prison allant de 5 à 10 ans et une amende de 4 millions de francs burundais attend tout journaliste qui publiera les résultats des élections avant leur annonce officielle par la CENI, a déclaré François Bizimana, porte-parole de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Les journalistes ont été appelés à éviter la diffusion de fausses informations, de discours haineux ou tout contenu susceptible de décourager les Burundais durant cette période électorale, qui a débuté ce jeudi 5 juillet 2025.
Lors d’une réunion tenue le 2 juin 2025, la ministre de la Communication, Léocadie Ndacayisaba, en collaboration avec la CENI, a organisé une session pour sélectionner les journalistes qui feront partie du réseau de médias chargés de suivre le déroulement du scrutin à travers le pays.
Au cours de cette réunion, la ministre a fermement averti les journalistes contre la publication prématurée d’informations durant les élections.
Le porte-parole de la CENI, François Bizimana, a rappelé que les journalistes doivent respecter strictement l’article 239 de la loi électorale, qui stipule que toute personne qui publie les résultats avant la CENI s’expose à une peine de 5 à 10 ans de prison et une amende de 4 millions de FBu.
Un réseau de 29 stations de radio, plusieurs chaînes de télévision et 30 médias en ligne a été autorisé à suivre et relayer les élections à travers tout le pays. Les informations seront diffusées en direct sur la radio nationale.


