Augustin Ngirabatware l’ancien ministre rwandais condamné pour son rôle dans le génocide contre les Tusis, a été transféré au Sénégal cette semaine pour purger sa peine, devenant le dernier détenu à quitter un centre de détention de l’ONU en Tanzanie, ont confirmé jeudi des sources judiciaires. Depuis 1990, Ngirabatware était ministre du Plan et il a gardé ce poste au sein du gouvernement intérimaire formé le 8 avril 1994, deux jours après l’assassinat de l’ancien président Juvénal Habyarimana.
En 2007, l’ancien ministre a été arrêté à Francfort, en Allemagne, et transféré au siège du TPIR à Arusha, en Tanzanie, un an plus tard. Son premier procès a débuté en septembre 2009. Ngirabatware a été inculpé de complot en vue de commettre le génocide, de génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide et de crimes contre l’humanité (y compris le viol).
Selon le tribunal présidé par le juge tanzanien William Hussein Sekule, l’ancien ministre a incité, aidé et encouragé des miliciens de sa commune natale de Nyamyumba (Nord-Ouest) à tuer leurs voisins tutsis et à violer des femmes tutsies en avril 1994.
L’ancien ministre rwandais a été condamné à 35 ans de prison. Cependant, le 18 décembre 2014, la Chambre d’appel l’a acquitté du chef de « viol en tant que crime contre l’humanité » et a réduit sa peine à 30 ans.


