Le mardi 3 juin 2025, l’Unité anti-stupéfiants (ANU) de la Police nationale rwandaise a déjoué une tentative de distribution de 36 kilogrammes de cannabis dans le district de Nyarugenge. L’opération a conduit à l’arrestation de deux hommes, âgés de 53 et 43 ans, qui transportaient la drogue dans un véhicule Toyota Verso immatriculé RAF 800 I. Le cannabis était dissimulé dans trois sacs cachés dans la roue de secours du véhicule.
Les suspects ont été appréhendés dans le village de Nyarusange, cellule de Nyamweru, secteur de Kanyinya, suite à une information fournie par des résidents locaux. Le Commissaire principal de police (CIP) Wellars Gahonzire, porte-parole de la police de la ville de Kigali, a confirmé que les arrestations ont été rendues possibles grâce à la coopération de la communauté.
Lors de l’interrogatoire, les suspects ont admis qu’ils trafiquaient régulièrement du cannabis depuis la République démocratique du Congo (RDC) vers le Rwanda. Ils ont révélé qu’ils rencontraient des conducteurs de motos-taxis à Gitikinyoni, qui distribuaient ensuite la drogue à Kigali et dans le district de Kamonyi.
Le CIP Gahonzire a mis en garde les personnes impliquées dans le trafic de drogue, les exhortant à cesser ces activités illégales et à s’engager dans un emploi légal, soulignant que les opérations continues et la vigilance communautaire mèneraient à leur arrestation. Il a également félicité le public pour avoir fourni des informations en temps opportun qui ont empêché la distribution du cannabis saisi.
Les individus arrêtés et les drogues confisquées ont été remis au Bureau d’enquête du Rwanda (RIB) à la station de Kanyinya pour des procédures judiciaires ultérieures.
Selon l’Arrêté ministériel n° 001/MoH/2019 du 4 mars 2019, le cannabis est classé comme stupéfiant sévère. L’article 263 de la loi déterminant les infractions et les peines stipule que quiconque produit, transforme, transporte, stocke, donne à autrui ou vend illégalement des drogues narcotiques commet une infraction. En cas de condamnation, l’auteur de l’infraction risque la réclusion à perpétuité et une amende allant de 20 à 30 millions de francs rwandais.


