Le Bureau d’enquête rwandais (RIB) a défilé vendredi 19 mars Samuel Mushimiyimana, 29 ans, soupçonné d’avoir torturé sa fille de quatre ans pour avoir fait pipi au lit.
Le suspect aurait utilisé un fil pour battre sa fille.
Selon Thierry Murangira, le porte-parole de RIB, Mushimiyimana fait face à des accusations de harcèlement ou d’imposition de sanctions sévères à un enfant et de torture.
Il a commis les crimes le 17 mars.
Murangira a expliqué que le suspect, après avoir reconnu le tort qu’il avait commis, avait caché l’enfant dans la maison pendant deux jours et allait lui acheter des médicaments.
Cependant, a-t-il ajouté, son voisin du secteur de Rusororo, district de Gasabo, l’a dénoncé aux autorités.
S’adressant à la presse, Mushimiyimana a plaidé coupable et déclaré avoir commis le crime présumé alors qu’il était ivre.
«J’avais aussi honte de voir comment ma fille était devenue à cause de la façon dont je l’ai punie, et je le regrette. J’étais ivre et je n’étais pas dans mon état normal », a-t-il dit.
Le suspect vivait avec sa femme (la belle-mère de la victime) qui, selon RIB, fait également l’objet d’une enquête pour savoir si elle n’est pas liée à une atrocité présumée.
Dans ses remarques, Murangira a exhorté les parents à respecter les droits des enfants.
«Nous appelons les parents et les tuteurs à être conscients des droits des enfants et à ne pas les violer même en corrigeant les enfants au cas où ils commettraient des erreurs. Nous demandons également au grand public d’informer les autorités chaque fois qu’ils constatent de tels actes illégaux », a-t-il déclaré.
S’il est reconnu coupable, le suspect sera condamné à une peine d’emprisonnement entre 20 et 25 ans, ou à une peine d’emprisonnement à perpétuité si l’enfant développe une blessure grave.


