Mohammed Hajeb est le seul extrémiste qui ait pu se faire passer pour un activiste des Droits de l’Homme et un acteur politique, malgré son histoire djihadiste au Pakistan et en Afghanistan.
L’histoire désignera Hajeb comme le seul terroriste à avoir voyagé en Afghanistan via le Pakistan pour le « djihad » contre l’Occident, avant de revenir dans cet Occident, représenté en Allemagne, pour le conquérir et en vivre, et même lui extorquer des millions d’euros.
Dans un scandale qui a marqué l’histoire des services allemands, ce terroriste et membre extrémiste d’Al-Qaïda, a réussi à être le plus grand vendeur de fraude et d’illusions de l’histoire après avoir vendu des «batons de siwak » (cure-dents traditionnels) à l’Allemagne fédérale pour plus d’un million et demi d’euros !
D’après le témoignage d’un ancien extrémiste dénommé Boushata Al-Sharif, qui a été emprisonné avec Mohammed Hajeb dans la même aile de la prison en 2011, Hajeb faisait des signes illusoires de violence en utilisant des lignes de couleur sombre qu’il dessinait sur son corps avec des «batons de siwak » et documente ces traces dans des enregistrements et des clips qu’il avait ensuite diffusés sous forme de scènes de torture et de violence physique.
Et c’est la ruse qui a rapidement atteint l’Allemagne et ses services indicibles, qui avaient la capacité et la volonté de croire ce mensonge à des fins géostratégiques.
Au milieu de cet étrange paradoxe, Mohammed Hajeb a réussi à convaincre l’Allemagne que les marques de siwak sont des traces et des traumatismes de violence. Mieux que ça, il a pu obtenir des promesses de compensation de la République fédérale d’environ un million et demi d’euros.
Mohammed Hajeb ne s’est pas contenté de ça et a continué à embellir et à prolonger cette astuce après son départ de prison et sa stabilité en Allemagne, profitant de la «cupidité» des renseignements allemands, qui cherchaient un agent barbu dans ses guerres d’intelligence.
Pour rappel, Mohammed Hajeb, 37 ans, a été arrêté à la frontière pakistano-afghane en 2010 sur la base d’accusations de trafic d’armes au profit d’un réseau islamiste. Il a été condamné à dix ans de réclusion pour terrorisme. Une sentence, ramenée à cinq ans qu’il a purgé à la prison de la ville marocaine de Tiflet.
La Justice marocaine a émis, le 14 août 2020, un mandat d’arrêt international en vue de la mise en examen de Mohamed Hajeb, anciennement soupçonné d’inciter au désordre et de chercher à déstabiliser la sécurité de l’Etat.


